Demi-journée de vaccination de patients volontaires avec le vaccin AstraZeneca.

Le Dr Orrière est médecin généraliste depuis plusieurs dizaines d’années dans le 14e arrondissement de Paris. Il a été vacciné avec l’AstraZenecca comme de nombreux membres du corps médical.

Il a choisi de se porter volontaire pour vacciner ses patients, prioritaires, qui souhaiteraient être traités avec l’AstraZeneca, qui nécessite deux injections à 10 semaines de distance l’une de l’autre.

C’est la deuxième fois qu’il organise une demi-journée de vaccination.
Un flacon de 10 doses lui est remis avec les seringues à usage unique.

Après avoir dressé une liste de dix patients, les jours précédents, il prépare quelques seringues.
Les deux premiers patients qui devaient être là à 10h30 ne sont toujours pas présents à 10h45 et n’ont pas prévenus de leur abscence.
La veille, au journal télévisé, sur les chaines d’information en continu et dans de nombreux médias il n’a été question que de la suspension de la vaccination au Danemark avec l’AstraZeneca qui aurait causé une « phlébite » à un patient.

Il faut donc appeler deux autres patients en liste d’attente pour utiliser les dix doses du flacon, ne pas jeter du produit et surtout vacciner ceux qui le désirent.
Ce n’est donc qu’à 10h45 que les vaccinations peuvent commencer.

Avant de vacciner un protocole oblige à demander leur assentiment aux patients. Les interroger sur plusieurs points de santé, leur demander s’ils ne sont pas cas contact. S’ils connaissent les effets indésirables éventuels et les en informer. Ces informations ayant été fournies, la vaccination en elle-même peut commencer pour le patient. Sauf dans le cas où la personne est inquiète et s’interroge suite aux « informations » de la veille. Un temps d’écoute, d’échange, a lieu entre le médecin et son patient. Mais toujours, le patient, est le seul à choisir. A décider.
La vaccination effectuée, il faut enregistrer l’opération médicale sur le site de la Sécurité Sociale, Ameli, pour que celle soit prise en charge, directement, et qu’un certificat de vaccination soit imprimé et délivré.
Sauf quand les problèmes informatiques s’en mêlent.

La consultation se termine par un rendez-vous 10 semaines plus tard, pour les patients vaccinés, hormis demande spécifique contraire.
Et éventuellement la prescription de Doliprane pour d’éventuels effets secondaires bénins dans les 24/48 heures.
Ce délai de 10 semaines est conseillé car il a été prouvé que le vaccin Astra Zeneca était plus efficace lorsque la deuxième injection était effectuée dans cette fourchette temporaire.

Avant de quitter le cabinet du médecin, celui-ci rappelle au patient d’attendre une quinzaine de minutes en salle d’attente avant de rentrer chez soi, ou d’aller au travail.

Puis c’est le tour du patient suivant.

Le dernier patient quitte le cabinet à 14h00.
Il aura donc fallu plus de 3h00 pour traiter 10 patients.
Pas seulement les vacciner, mais aussi les écouter, les informer, les rassurer, et s’occuper de toute la partie administrative.

Nous oublions souvent qu’une vaccination n’est pas anodine, une simple opération médicale.
Et que le métier de médecin généraliste est avant tout de l’écoute.

Je remercie grandement le Dr Orrière et ses patients pour l’accueil si aimable.

Traitement en cours…
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